{"id":262,"date":"2026-01-28T14:40:58","date_gmt":"2026-01-28T13:40:58","guid":{"rendered":"https:\/\/fondationlambertdarchis.com\/?p=262"},"modified":"2026-01-28T14:51:08","modified_gmt":"2026-01-28T13:51:08","slug":"des-debuts-difficiles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fondationlambertdarchis.com\/?p=262","title":{"rendered":"Des d\u00e9buts difficiles"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"262\" class=\"elementor elementor-262\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-03d4db3 e-flex e-con-boxed wpr-particle-no wpr-jarallax-no wpr-parallax-no wpr-sticky-section-no e-con e-parent\" data-id=\"03d4db3\" data-element_type=\"container\" data-settings=\"{&quot;content_width&quot;:&quot;boxed&quot;}\" data-core-v316-plus=\"true\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-496e5cd elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"496e5cd\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t<style>\/*! elementor - v3.19.0 - 07-02-2024 *\/\n.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-stacked .elementor-drop-cap{background-color:#69727d;color:#fff}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-framed .elementor-drop-cap{color:#69727d;border:3px solid;background-color:transparent}.elementor-widget-text-editor:not(.elementor-drop-cap-view-default) .elementor-drop-cap{margin-top:8px}.elementor-widget-text-editor:not(.elementor-drop-cap-view-default) .elementor-drop-cap-letter{width:1em;height:1em}.elementor-widget-text-editor .elementor-drop-cap{float:left;text-align:center;line-height:1;font-size:50px}.elementor-widget-text-editor .elementor-drop-cap-letter{display:inline-block}<\/style>\t\t\t\t<p>\u00a0<\/p><p>Les six ex\u00e9cuteurs testamentaires de Lambert Darchis n\u2019ont pas train\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser les derni\u00e8res volont\u00e9s du testateur\u00a0: d\u00e8s octobre 1699, ils font l\u2019acquisition d\u2019une grosse maison, via Monte d\u2019Oro, pour y fonder l\u2019hospice voulu par le g\u00e9n\u00e9reux bienfaiteur. L\u2019hospice cr\u00e9\u00e9 est destin\u00e9 \u00e0 recevoir des jeunes Li\u00e9geois pour leur permettre d\u2019assimiler la langue et les coutumes d\u2019Italie et leur faciliter l\u2019acquisition d\u2019autres sciences. Le but est de pr\u00e9parer ces jeunes hommes aux \u00e9tudes de droit eccl\u00e9siastique ou de droit civil, ce qui leur permettrait d\u2019acc\u00e9der aux charges de la Curie romaine.<\/p><p>S\u2019il y avait un nombre important de Li\u00e9geois \u00e0 Rome pour occuper les huit ou neuf places de l\u2019hospice, le fait que la nourriture n\u2019\u00e9tait pas fournie posait un gros probl\u00e8me. Plut\u00f4t que de se consacrer \u00e0 leurs \u00e9tudes, les pensionnaires \u00e9taient \u00e0 la recherche de moyens pour subvenir \u00e0 leur existence. A peine dix ans apr\u00e8s la fondation de l\u2019hospice Darchis, les proviseurs, parmi lesquels il y a encore 3 ou 4 ex\u00e9cuteurs testamentaires, vont modifier de mani\u00e8re radicale le fonctionnement de la maison voulue par Darchis. L\u2019hospice est transform\u00e9 en coll\u00e8ge et si les conditions d\u2019admission sont plus strictes, les pensionnaires sont dor\u00e9navant log\u00e9s et nourris, et le programme de leurs \u00e9tudes mieux organis\u00e9. De plus, chaque b\u00e9n\u00e9ficiaire d\u2019une place au coll\u00e8ge doit fournir un certificat de fin d\u2019\u00e9tudes des humanit\u00e9s, formation de base indispensable pour parvenir \u00e0 la connaissance des mati\u00e8res pour lesquelles le coll\u00e8ge a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9.<\/p><p>Cette r\u00e9forme d\u00e9bouche en 1711 sur un r\u00e8glement qui n\u2019alt\u00e8re en rien la volont\u00e9 du testateur,\u00a0\u00e0 savoir un coll\u00e8ge \u00e0 vocation charitable, destin\u00e9 exclusivement \u00e0 des Li\u00e9geois, et, ce qui est important avec une administration autonome.<\/p><p>Le r\u00e8glement de 1711 restera en vigueur pendant tout l\u2019Ancien R\u00e9gime.<\/p><p>N\u00e9anmoins, la position importante des Li\u00e9geois \u00e0 Rome aux si\u00e8cles pr\u00e9c\u00e9dents va connaitre un coup d\u2019arr\u00eat, et ce pour diverses raisons.<\/p><p>Il est de plus en plus difficile d\u2019obtenir un poste dans l\u2019administration de l\u2019Eglise en raison notamment de la vive concurrence des Italiens qui font tout pour emp\u00eacher les Li\u00e9geois d\u2019y acc\u00e9der. En ce d\u00e9but du XVIIIe si\u00e8cle, le r\u00f4le effac\u00e9 des Li\u00e9geois dans l\u2019administration de l\u2019\u00e9glise imp\u00e9riale de Santa Maria dell\u2019Anima fait perdre aux principautaires le prestige dont ils b\u00e9n\u00e9ficiaient au si\u00e8cle pr\u00e9c\u00e9dent. Mais il faut aussi compter sur le fait que la Congr\u00e9gation du Concile1 n\u2019autorise plus des \u00e9trangers \u00e0 percevoir les revenus d\u2019un b\u00e9n\u00e9fice en Curie pour de longues p\u00e9riodes. Et cette Congr\u00e9gation va appliquer les prescriptions canoniques sur la r\u00e9sidence de mani\u00e8re beaucoup plus s\u00e9v\u00e8re. Cela aura pour cons\u00e9quences d\u2019\u00e9loigner progressivement les jeunes Li\u00e9geois de Rome.<\/p><p>Manifestement, si l\u2019on peut dire qu\u2019une cinquantaine de Li\u00e9geois ont \u00e9t\u00e9 admis au coll\u00e8ge entre 1711 et 1721, nous constatons un recrutement variable pendant cette p\u00e9riode. Il est difficile de dire combien de places sont disponibles. Au d\u00e9but, il devait y avoir huit ou neuf chambres mais ce nombre a augment\u00e9 relativement vite pour arriver \u00e0 dix-huit en 1729. Ce qui est certain, c\u2019est qu\u2019il y avait cinq boursiers en 1713, huit en 1715 et 1716, sept en 1717, onze en 1719. Cela a pour cons\u00e9quence un certain \u00e9largissement dans la s\u00e9lection des futurs pensionnaires. Les proviseurs vont faire preuve d\u2019une certaine tol\u00e9rance en acceptant une autre cat\u00e9gorie de Li\u00e9geois, qui \u00e9taient alors en nombre \u00e0 Rome\u00a0: les artistes. Le premier connu est G\u00e9rard-Nicolas Fraikin, musicien qui r\u00e9sidera au coll\u00e8ge de 1719 \u00e0 1722. Il sera suivi de Simon Sarto, peintre (1720), puis de Pascal Latour, sculpteur (1722-1726).<\/p><p>En septembre 1725, un jeune Li\u00e9geois, Henri Destordeur, qui avait postul\u00e9 pour une place au coll\u00e8ge en vue de r\u00e9aliser des \u00e9tudes, avait vu son admission report\u00e9e. Manifestement furieux de cette d\u00e9cision, il en appela \u00e0 la Congr\u00e9gation du Concile pour invalider l\u2019attribution d\u2019une chambre \u00e0 un autre jeune Li\u00e9geois, Nicolas-Joseph Cloes, musicien de son \u00e9tat. La raison de cette plainte \u00e9tait qu\u2019accueillir des musiciens \u00e9tait en contradiction avec le testament de Lambert Darchis.<\/p><p>Tous les boursiers furent entendus par la Congr\u00e9gation dans le courant du mois de f\u00e9vrier 1726. Les proviseurs transmirent alors \u00e0 cette Congr\u00e9gation un document dans lequel ils consid\u00e9raient la musique comme relevant des arts lib\u00e9raux.<\/p><p>Mais outre le fait de rejeter d\u00e9finitivement Destordeur, cette affaire permit aux proviseurs, en accord avec la Congr\u00e9gation du Concile, de d\u00e9finir les cat\u00e9gories qui peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019accueil dans la maison Darchis\u00a0: en premier lieu les \u00e9tudiants en th\u00e9ologie et en droit, puis les copistes et les commis employ\u00e9s \u00e0 la Curie et enfin, le cas \u00e9ch\u00e9ant, en cas de places vacantes, les peintres, sculpteurs et musiciens.<\/p><p>La porte est donc ouverte aux artistes, rejet\u00e9s auparavant par Lambert Darchis dans son testament. Certes, de mani\u00e8re parcimonieuse au d\u00e9but, mais \u00e0 partir du milieu du XVIIIe si\u00e8cle, ils constituent une force consid\u00e9rable rivalisant avec les futurs pr\u00eatres et les d\u00e9passant en nombre par moments.<\/p><p>\u00a0<\/p>\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-dcc5bb6 e-flex e-con-boxed wpr-particle-no wpr-jarallax-no wpr-parallax-no wpr-sticky-section-no e-con e-parent\" data-id=\"dcc5bb6\" data-element_type=\"container\" data-settings=\"{&quot;content_width&quot;:&quot;boxed&quot;}\" data-core-v316-plus=\"true\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-3d3dda2 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"3d3dda2\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t<p>La Sainte Congr\u00e9gation du Concile a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e en 1564 par le pape Pie IV avec pour mission de veiller \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution des d\u00e9crets disciplinaires du Concile de Trente. Dans ses missions, elle \u00e9tait charg\u00e9e de veiller sur les associations pieuses ou charitables, sur les legs ou les fondations\u2026<\/p>\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-3f2b05e e-flex e-con-boxed wpr-particle-no wpr-jarallax-no wpr-parallax-no wpr-sticky-section-no e-con e-parent\" data-id=\"3f2b05e\" data-element_type=\"container\" data-settings=\"{&quot;content_width&quot;:&quot;boxed&quot;}\" data-core-v316-plus=\"true\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-6e7d597 e-con-full e-flex wpr-particle-no wpr-jarallax-no wpr-parallax-no wpr-sticky-section-no e-con e-child\" data-id=\"6e7d597\" data-element_type=\"container\" data-settings=\"{&quot;content_width&quot;:&quot;full&quot;}\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-337402e elementor-widget elementor-widget-image\" data-id=\"337402e\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"image.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t<style>\/*! 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L\u2019hospice cr\u00e9\u00e9 est destin\u00e9 \u00e0 recevoir des jeunes Li\u00e9geois pour leur permettre d\u2019assimiler la langue et les coutumes d\u2019Italie et leur faciliter l\u2019acquisition d\u2019autres sciences. Le but est de pr\u00e9parer ces jeunes hommes aux \u00e9tudes de droit eccl\u00e9siastique ou de droit civil, ce qui leur permettrait d\u2019acc\u00e9der aux charges de la Curie romaine. S\u2019il y avait un nombre important de Li\u00e9geois \u00e0 Rome pour occuper les huit ou neuf places de l\u2019hospice, le fait que la nourriture n\u2019\u00e9tait pas fournie posait un gros probl\u00e8me. Plut\u00f4t que de se consacrer \u00e0 leurs \u00e9tudes, les pensionnaires \u00e9taient \u00e0 la recherche de moyens pour subvenir \u00e0 leur existence. A peine dix ans apr\u00e8s la fondation de l\u2019hospice Darchis, les proviseurs, parmi lesquels il y a encore 3 ou 4 ex\u00e9cuteurs testamentaires, vont modifier de mani\u00e8re radicale le fonctionnement de la maison voulue par Darchis. L\u2019hospice est transform\u00e9 en coll\u00e8ge et si les conditions d\u2019admission sont plus strictes, les pensionnaires sont dor\u00e9navant log\u00e9s et nourris, et le programme de leurs \u00e9tudes mieux organis\u00e9. De plus, chaque b\u00e9n\u00e9ficiaire d\u2019une place au coll\u00e8ge doit fournir un certificat de fin d\u2019\u00e9tudes des humanit\u00e9s, formation de base indispensable pour parvenir \u00e0 la connaissance des mati\u00e8res pour lesquelles le coll\u00e8ge a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9. Cette r\u00e9forme d\u00e9bouche en 1711 sur un r\u00e8glement qui n\u2019alt\u00e8re en rien la volont\u00e9 du testateur,\u00a0\u00e0 savoir un coll\u00e8ge \u00e0 vocation charitable, destin\u00e9 exclusivement \u00e0 des Li\u00e9geois, et, ce qui est important avec une administration autonome. Le r\u00e8glement de 1711 restera en vigueur pendant tout l\u2019Ancien R\u00e9gime. N\u00e9anmoins, la position importante des Li\u00e9geois \u00e0 Rome aux si\u00e8cles pr\u00e9c\u00e9dents va connaitre un coup d\u2019arr\u00eat, et ce pour diverses raisons. Il est de plus en plus difficile d\u2019obtenir un poste dans l\u2019administration de l\u2019Eglise en raison notamment de la vive concurrence des Italiens qui font tout pour emp\u00eacher les Li\u00e9geois d\u2019y acc\u00e9der. En ce d\u00e9but du XVIIIe si\u00e8cle, le r\u00f4le effac\u00e9 des Li\u00e9geois dans l\u2019administration de l\u2019\u00e9glise imp\u00e9riale de Santa Maria dell\u2019Anima fait perdre aux principautaires le prestige dont ils b\u00e9n\u00e9ficiaient au si\u00e8cle pr\u00e9c\u00e9dent. Mais il faut aussi compter sur le fait que la Congr\u00e9gation du Concile1 n\u2019autorise plus des \u00e9trangers \u00e0 percevoir les revenus d\u2019un b\u00e9n\u00e9fice en Curie pour de longues p\u00e9riodes. Et cette Congr\u00e9gation va appliquer les prescriptions canoniques sur la r\u00e9sidence de mani\u00e8re beaucoup plus s\u00e9v\u00e8re. Cela aura pour cons\u00e9quences d\u2019\u00e9loigner progressivement les jeunes Li\u00e9geois de Rome. Manifestement, si l\u2019on peut dire qu\u2019une cinquantaine de Li\u00e9geois ont \u00e9t\u00e9 admis au coll\u00e8ge entre 1711 et 1721, nous constatons un recrutement variable pendant cette p\u00e9riode. Il est difficile de dire combien de places sont disponibles. Au d\u00e9but, il devait y avoir huit ou neuf chambres mais ce nombre a augment\u00e9 relativement vite pour arriver \u00e0 dix-huit en 1729. Ce qui est certain, c\u2019est qu\u2019il y avait cinq boursiers en 1713, huit en 1715 et 1716, sept en 1717, onze en 1719. Cela a pour cons\u00e9quence un certain \u00e9largissement dans la s\u00e9lection des futurs pensionnaires. Les proviseurs vont faire preuve d\u2019une certaine tol\u00e9rance en acceptant une autre cat\u00e9gorie de Li\u00e9geois, qui \u00e9taient alors en nombre \u00e0 Rome\u00a0: les artistes. Le premier connu est G\u00e9rard-Nicolas Fraikin, musicien qui r\u00e9sidera au coll\u00e8ge de 1719 \u00e0 1722. Il sera suivi de Simon Sarto, peintre (1720), puis de Pascal Latour, sculpteur (1722-1726). En septembre 1725, un jeune Li\u00e9geois, Henri Destordeur, qui avait postul\u00e9 pour une place au coll\u00e8ge en vue de r\u00e9aliser des \u00e9tudes, avait vu son admission report\u00e9e. Manifestement furieux de cette d\u00e9cision, il en appela \u00e0 la Congr\u00e9gation du Concile pour invalider l\u2019attribution d\u2019une chambre \u00e0 un autre jeune Li\u00e9geois, Nicolas-Joseph Cloes, musicien de son \u00e9tat. La raison de cette plainte \u00e9tait qu\u2019accueillir des musiciens \u00e9tait en contradiction avec le testament de Lambert Darchis. Tous les boursiers furent entendus par la Congr\u00e9gation dans le courant du mois de f\u00e9vrier 1726. Les proviseurs transmirent alors \u00e0 cette Congr\u00e9gation un document dans lequel ils consid\u00e9raient la musique comme relevant des arts lib\u00e9raux. Mais outre le fait de rejeter d\u00e9finitivement Destordeur, cette affaire permit aux proviseurs, en accord avec la Congr\u00e9gation du Concile, de d\u00e9finir les cat\u00e9gories qui peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019accueil dans la maison Darchis\u00a0: en premier lieu les \u00e9tudiants en th\u00e9ologie et en droit, puis les copistes et les commis employ\u00e9s \u00e0 la Curie et enfin, le cas \u00e9ch\u00e9ant, en cas de places vacantes, les peintres, sculpteurs et musiciens. La porte est donc ouverte aux artistes, rejet\u00e9s auparavant par Lambert Darchis dans son testament. Certes, de mani\u00e8re parcimonieuse au d\u00e9but, mais \u00e0 partir du milieu du XVIIIe si\u00e8cle, ils constituent une force consid\u00e9rable rivalisant avec les futurs pr\u00eatres et les d\u00e9passant en nombre par moments. \u00a0 La Sainte Congr\u00e9gation du Concile a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e en 1564 par le pape Pie IV avec pour mission de veiller \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution des d\u00e9crets disciplinaires du Concile de Trente. 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